dimanche 10 juillet 2011

WALNUT


Walnut (le noyer)

Dans l'état négatif de Walnut, on éprouve des difficultés à franchir la pas, puisque consciemment ou inconsciemment, la personnalité tient encore avec quelques fibres aux décisions ou aux imbrications du passé.

Tout comme le noyer était vénéré par nos ancêtres tel un arbre royal, dédié chez les romains au dieu Jupiter, la quintessence de Walnut bénéficie d'une place spéciale parmi les remèdes floraux de Bach. En effet, elle est utilisée surtout dans les moments de vie où des changement essentiels se préparent. Il n'apporte pas seulement son aide dans le cas où le mental est sollicité par un changement, mais également dans le cas d'importants changements physiologiques qui entraînent de grandes modifications psychologiques et libèrent de nouvelles potentialités d'énergie, telles que les phases de dentition du bébé, de puberté, de grossesse, de ménopause ou le stade ultime de l'existence terrestre.


Toutes les situations de grands bouleversements se caractérisent par un stress accru et une grande fragilité intérieure. Dans ces phases, même les caractères forts, qui savent d'ordinaire avec précision ce qu'ils veulent, tendent vers l'indécision. Ils se laissent influencer par les mises en garde des autres, retombent dans d'anciennes habitudes, s'ancrent dans des conceptions sentimentales, conventionnelles ou familiales révolues, et risquent ainsi de se détourner de la décision qu'ils avaient prise.

Dans l'état négatif de Walnut, on est comme un bateau qui doit traverser le fleuve. On voit très distinctement l'autre rive, mais le bateau tient encore par quelques attaches. Ces attaches relient la personnalité à son passé comme par un envoûtement; il peut s'agir d'un événement imprévu et désagréable, d'une séparation non intégrée ou même d'une décision dont on n'est pas conscient. Pour "traverser le fleuve" définitivement, il ne manque que la dernière poussée, l'ordre du capitaine.


Cet état est généralement passager. Il existe malheureusement très peu de véritables caractères de Walnut. Ceux que l'on rencontre sont toujours des pionniers, ils luttent aux avant-postes de certains idéaux de pensées. Ils partent psychologiquement en terre vierge; leurs buts sont précis, et, pour les concrétiser, ils procèdent de manière plutôt non conventionnelle. Toutefois, ils ne sauraient remplir leur mission qu'en toute indépendance spirituelle. Ils doivent donc rejeter toutes leurs entraves, et c'est ici que Walnut leur donne le soutien et la fermeté nécessaire.


Selon Sahaja Yoga, Walnut correspond au côté gauche : il est en relation avec le coeur gauche pour la foi, avec le coeur centre pour le sentiment de sécurité, avec le Nabhi gauche (être son propre maître) et le super ego qui est l'aboutissement du canal gauche ou côté gauche (se libérer des ombres du passé).


Publié par Fleurs de Bach et Sahaja Yoga

lundi 29 novembre 2010

LA SOIE DE L'AMOUR



Terriblement délicate et pourtant d'une solidité surprenante, la soie ressemble à l'Amour. On sait comment les vers détruisent la soie qu'ils produisent en sortant de leur cocon. C'est pourquoi les éleveurs doivent choisir entre la soie et le ver à soie. Le plus souvent ils tuent le ver quand il est encore dans le cocon afin de tirer intact le fil de soie. Il faut sacrifier la vie de centaines de vers pour un seul foulard de soie.



Quand un Maître meurt, la soie de son message file ou s'effiloche. Le fil sur la lisière de l'étoffe se désolidarise. Cela donne ce qu'on appelle des soies folles. Comment alors tisser le message du maître, sans détruire le cocon et sans briser le fil?



Nous sommes les vers de la Parole de Dieu. Qui tire le fil? Qui tisse la soie? Quelle trame doit-on suivre? Si je ne suis que ver, dois-je donc mourir pour laisser vivre la Soie?

Nous sommes tout cela à la fois: le cocon, le ver, l'éleveur. Seul le Fil de Soie est de nature divine. Cocon, je dois me déployer, sortir de moi-même. Ver, je dois mourir à moi-même en retournant au Cocon du Soi. Eleveur, je dois m'Elever, et dérouler le Fil d'Amour qui fera la trame du tissu de ma vie.


Alors, comment ne pas trahir le maître, une fois qu'il n'est plus là pour filer la soie de ses disciples? Quel dessin suivre? Comment préserver le modèle? Ceux-ci sont bien souvent en papier ou en carton et se déchirent trop facilement. Le temps les use ou, pire, les démode. Nombre de religions sont des soies folles. Elles ont perdu de leur lustre et de leur souplesse. Elles ont tout simplement perdu le fil, à un moment ou un autre.


Seule la Soie de l'Amour sait comment cela se passe.

Publié par Fleurs de Bach et Sahaja Yoga

dimanche 21 novembre 2010

TRES TÔT A L'AUBE




Réveille-toi au plus tôt, à l'heure où le monde dort encore. Laisse monter en toi l'écho du silence. Prends possession de tout ton être, afin que ce ne soit point lui qui te possède. Reste au bord du lit quelques instants, assis dans le noir ou à la lueur d'une faible lampe, et remercie la Terre Mère de te porter. Ouvre ton coeur et écoute l'univers. Remercie la gravité terrestre. Chaque cellule de ton corps est associée à une autre par les lois de l'univers, alors montre-leur ta gratitude.

Lave-toi. Dans le silence du jour naissant. N'obstrue pas ton cerveau de quelque nouvelle du monde et ne le remplis pas du bruit des hommes. Demande à l'eau de purifier ton corps et à ton Dieu de te faire naître à nouveau au monde. Accueille ton corps, sans jamais le repousser, comme le calice de ta vie. Respecte-le.




Médite et prie. Tu peux te trouver un endroit particulier dans ta maison. Ne le décore alors que de ta dévotion et d'une simple bougie. Tu peux aussi aller marcher, dans le froid qui fait craquer les arbres, dans le sommeil de l'aube naissante.



Reste humble dans tes prétentions et ambitieux dans ta prière. Cours, escalade, galope jusqu'au sommet... Reste l'enfant qui s'incline devant son Dieu.



Demande Lui la force de faire face à toi-même, de ne pas te duper. Demande-Lui un langage doux, une méthode par laquelle tu communiques avec les autres de manière à ce qu'ils te respectent, t'aiment et aiment ta présence. Qu'Il te donne la force de l'amour, la beauté de la culture, la beauté de comprendre que chacun t'aime et te recherche. Le sens de la sécurité, de la reconnaissance de ton Esprit. Qu'ainsi tu te sentes en sécurité. Qu'Il te donne le sens de ta propre dignité, afin que tu ne te sentes jamais diminué ni rabaissé par quiconque.



Demande Lui de ressentir la satisfaction pour ce que tu as, quoi que tu possèdes, quoi que tu manges, tout. Qu'Il écarte toute ton attention de ces choses.



Qu'Il t'enseigne comment éviter ce qui te tente, ce qui distrait ton attention.

Qu'Il éloigne tes pensées.

Qu'Il te donne l'état de témoin grâce auquel tu vois tout ce "théâtre".

Qu'Il t'accorde de ne jamais blesser personne, ni critiquer les autres.

Qu'Il te permette de voir tes erreurs et non celles des autres.

Qu'Il te permette de comprendre pourquoi les gens ne sont pas heureux, parfois, avec toi.
Qu'Il te donne la force d'avoir un langage doux et une nature affable, de telle manière que les autres apprécient ta compagnie, qu'ils puissent se réjouir de ta présence.
Qu'Il te permette d'être la rose et non l'épine.
Tu dois prier dans ce sens.

Ensuite, lève-toi lentement, afin de garder tout cela en ton coeur et va réveiller ceux que tu aimes.

Inspiré par la Prière pour notre amélioration, H.H. Shri Mataji Nirmala Devi, Chelsham Road, 26 octobre 1980

Publié par Fleurs de Bach et Sahaja Yoga

samedi 20 novembre 2010

LE SON DE LA VIE

"Il ya deux voies de contemplation de Brahma, la source originelle.
Par le son et par le silence. Par le son nous atteignons au silence.
Le son de Brahma est OM. Quand OM cesse, le silence se fait..."

Maitri Upanishad

Alors que du plus profond de notre être naît l'appel de l'unité, de tout temps l'humain a su trouver en lui des outils de contact entre lui et l'infini. De toutes ces pratiques et croyances, l'une demeure au fil des cultures et des âges, d'une simplicité et d'une efficacité dignes de pureté. Comme il est dit dans la Genèse, Dieu créa le monde à partir du Verbe, à partir d'une intention sonore. Cette vibration primordiale résonne jusqu'à nous sous la forme du son OM, AUM. Encré depuis des millénaires dans la tradition hindouiste comme la Racine de tous les autres sons, le AUM porte en lui le pouvoir générateur de fusion avec l'univers. Perçu comme l'origine perpétuelle de la Création, comme ce qui sous-tend le cosmos, ce son sacré est en toutes choses, et bien au-delà.

Le son A correspond au canal gauche du système nerveux sympathique : celui du Désir, de l'Existence, du Soi. Il est l'ouverture, le début, la réalité et la radiance.

Le son U correspond au canal droit du système nerveux sympathique: celui de l'Action et de la Création. Il représente l'union entre l'Esprit et la Matière.

Le M, qui est le prolongement dans le Souffle des deux autres voyelles, correspond au canal central parasympathique: celui de l'Evolution et de la Conscience, de la Réalisation. Il représente la dissolution de l'individu dans l'unité cosmique.



La science actuelle arrive au terme d'une compréhension sur la nature fondamentale vibratoire de toutes formes existantes du monde manifeste. Voilà plus de cinq mille ans après l'établissement de la sagesse védique, qui par la méditation arrivait déjà à une connaissance intuitive des processus inhérents à la matérialisation, les méthodes modernes reconnaissent maintenant avec preuves à l'appui, l'énergie comme ultime composante de notre monde physique. Puisque tout est longueur d'onde, puisque tout vibre, il est facile de penser et d'expérimenter qu'avec les sons il nous est possible d'entrer dans les semences même de l'existence.




AUM est un mantra - c'est-à-dire une force, une vibration, contenues dans un mot - effficient lorsqu'il est prononcé par quelqu'un de Réalisé. S'il est prononcé par quelqu'un d'autre, il n'a aucune porté vibratoire. De la même manière que le menteur peut prononcer des mots d'amour et que ceux-ci sont mensonges préjudiciables parce que leur auteur ne les connecte pas à son coeur, de même, celui qui prononce le AUM sans être Eveillé, le prononcera en vain. Il ne formulera que des sons depuis ses cordes vocales et nom depuis son Moi supérieur. Ce faisant, il enfreint le Troisième Commandement: "Tu ne prononceras pas le Nom de ton Dieu en vain".



Donc, pour vivre réellement ce procédé d'ouverture spirituelle, il faut la "collaboration" de la Kundalini pour que celle-ci éveille ces trois canaux afin que nous ne prononcions plus le Nom de Dieu, uniquement par la bouche, mais que nous Le devenions, que tout notre Être devienne vibrations.

Toute autre démarche est vaine et cri dans le désert.




Publié par Fleurs de Bach et Sahaja Yoga

JE SUIS NE POUR L'ABONDANCE




La personne prospère est celle qui se sent bien dans son monde, en harmonie avec lui, qui connaît l'intégrité, qui est libre d'agir à sa guise au moment convenable. La Prospérité est d'ordre spirituel. Elle implique d'être en relation avec la source même de l'Existence. Elle suppose de ne pas retenir mais de donner, d'exprimer, de créer.



Donner et recevoir font partie d'un même mouvement. Le premier pas pour enclencher le cycle de l'abondance est donc celui de la Gratitude. Cela consiste à prendre conscience de tout ce que nous avons de bien dans notre vie, à commencer par la vie elle-même. Aussi, la seule prière est celle du remerciement. La supplication ne fait qu'éloigner de nous ce que nous convoitons et nous rend impuissant. La manière de rendre manifeste quelque chose est, lorsqu'on se fixe un objectif ou un désir, de remercier d'avance l'Univers pour son obtention. On s'en réjouit et, ensuite, on lâche prise, adoptant une attitude de confiance; confiance envers la vie; confiance envers nous-même, sachant que notre potentiel est illimité; confiance que si notre désir n'est pas directement réalisé, c'est que nous sommes voué à quelque chose d'autre, de plus apte à nous faire grandir, de plus grand et de plus beau que ce que nous avons pu imaginer.



Toute cette confiance génère en nous le courage de vivre, de se découvrir, de se manifester dans le monde. Donc, le courage d'être Prospère.

Arrive le temps de se fixer des buts. Connaître clairement ses objectifs, ses aspirations et ses priorités nous aide à gérer efficacement les ressources à notre disposition: notre énergie, nos talents, notre temps, notre argent, nos biens, ... Cela augmente notre assurance dans l'action. Mais fixer ses buts et ses priorités implique une juste connaissance de soi!



Reconnaître et effacer les conceptions fausses que notre subconscient a enregistrées. Connaître les croyances que nous entretenons. Être à l'affût des moments où nous donnons du pouvoir à l'idée de pénurie et de manque. Nous devons nous libérer de nos conceptions du passé et trouver les semences de notre jardin intérieur. Pour inviter l'Abondance dans notre vie, il faut surveiller et effacer les jugements face à la richesse, qu'elle soit matérielle, émotionnelle ou de l'ordre des concepts, car nous sommes attachés à nos croyances encore plus qu'à toute autre chose.



Développons une conscience de réussite, empêchons l'échec de s'emparer de notre esprit. J'ai adopté la devise: "J'échoue avec succès." Chaque élément de ma vie m'apporte une expérience enrichissante. Un bon outil pour éliminer l'échec est de dire "Merci", même à contrecoeur et en serrant les dents lorsque nous sommes éprouvés. Les problèmes sont des défis, ce sont de belles opportunités de Grandir.



Donnons ce que nous désirons obtenir. L'action du don affirme à l'Univers: "J'en ai assez pour en donner!" Et cela se manifeste.



Ainsi, si tu veux être prospère, fais que quelqu'un d'autre soit prospère.


Publié par Fleurs de Bach et Sahaja Yoga

RESPIRE



Là où se trouve le Souffle, se trouve l'Esprit.



Notre capacité respiratoire est de cinq litres. Or, l'humain n'utilise qu'environ cinq décilitres à chacune de ses respirations, donc seulement un dixième de ce qui lui est accessible. Puisque l'on sait que le cerveau accapare à lui seul plus de trente pour cent de l'oxygène respiré, il est intéressant de penser aux capacités développées lorsque l'on respire plus profondément. Il existe un lien direct entre le rythme respiratoire et nos états de conscience.


Une personne dont l'attention est complètement absorbée, comme lors d'un raisonnement poussé ou d'un défi physique, respire automatiquement très lentement. Des souffles rapides ou inégaux accompagnent les états émotionnels dommageables, tels la peur, la luxure ou la colère. La fixité de l'attention dépend de la lenteur et de la profondeur de la respiration. La longévité est aussi intimement liée à l'utilisation de notre souffle. On le constate facilement chez des animaux tels la tortue ou l'éléphant, reconnus pour leur longévité et leur rythme respiratoire inférieur à celui de l'être humain. Dans des conditions normales, nos poumons se remplissent d'air de seize à dix-huit fois par minute, une cadence respiratoire lente et bien ressentie constitue un gage de revitalisation.



Il est important de respirer par le nez plutôt que par la bouche. Les voies nasales possèdent un système de filtre, les vibrisses, et de régulateur thermique. L'air se rend directement dans l'estomac et la respiration ventrale calme le mental, celle est idéale pour de la relaxation ou de la méditation.
Donc, il est important de respirer. Celâ semble aller de soi pour tout un chacun, mais combien de temps accordons-nous au cours de nos journées à simplement être, plutôt que faire, à prendre la liberté d'apprécier le simple fait de vivre et de le créer par cette simple capacité à respirer?

Publié par Fleurs de bach et Sahaja Yoga

jeudi 11 mars 2010

LA SAGESSE DE LA POMME




Savez-vous que l'on peut trouver de la sagesse dans les pommes?



Mon premier pas sur le chemin de la Réalisation, fut exécuté alors que j'avais dix ans. Ce fut, sans aucun doute, une des plus grandes révélations de mon existence. J'en ai vécu des expériences et j'ai rencontré tant de frères et de soeurs sur la voie de la sagesse qui m'ont chacun, à leur manière, enseigné tant de choses! Mais rien, à part l'éveil de ma Kundalini, ne me fit une telle impression.



C'était à l'école primaire. Ma maîtresse, que j'adorais, fit devant nous une expérience toute simple. Elle prit deux pommes et un couteau. Elle nous fit remarquer que les deux pommes, rouges, étaient quasi identiques. Elle coupa la première, en son milieu, dans le sens de la hauteur, à la verticale en partant de la tige. Elle nous montra les deux morceaux, un dans chaque main, et nous fit remarquer que l'on pouvait y voir le dessin de deux coeurs. Je trouvai cela fort joli.


Mais quelle ne fut pas ma stupéfaction lorsque, coupant la deuxième pomme dans le sens de la largeur, à l'horizontale, elle nous montra non plus un coeur sur chaque face de chaque moitié, mais une étoile!



Ce que je réalisai, ce jour là, et qui détermina toute ma vie, c'est que l'on peut prendre la Réalité de différentes manières et que notre perception dépend de l'angle par lequel nous abordons chaque chose.



Faites cette expérience pour vous-mêmes ou pour vos enfants. Et rappelez-vous de l' "enseignement de la pomme" à chaque fois que vous affrontez une situation contrariante ou vraiment négative. Quel angle avez-vous choisi pour appréhender la chose: la verticale ou l'horizontale?


Il en va bien sûr de même de la manière dont nous regardons l'autre, ou le monde, ou Dieu.



Un autre sage, beaucoup plus tard en Inde, me glissa un jour dans l'oreille, alors que je me plaignais de je ne sais trop quoi: "Chaque test est une bénédiction et chaque bénédiction est un test"!



Illustration: Annie Cassez

Publié par Fleurs de Bach et Sahaja Yoga

lundi 8 mars 2010

CHERRY PLUM

Cherry Plum (Prunier Myrobolan) est lié au principe de l'ouverture et du calme. Dans l'état négatif, on essaie de réprimer de force un processus d'évolution spirituelle.



L'état négatif de Cherry Plum est extrême. Il peut être vécu de manière tout à fait consciente ou encore à des niveaux de semi-conscience. On a alors peur de "perdre la boule", de perdre le contrôle de soi-même, ou, tout à fait concrêtement, de basculer dans la folie. Les nerfs se trouvent au point de rupture, on se sent intérieurement comme une bombe à retardement dont on ignore quand elle explosera. On a peur de commettre l'irréparable, on sent se déchaîner en soi-même des forces destructrices que l'on ne pourra plus contrôler.


La personnalité se trouve réduite au point où elle voudrait tout lâcher. Dans l'état extrême de Cherry Plum, il y a, au moins sur le plan spirituel, un danger de suicide.


Considérée sous l'angle psychologique, la raison de cet état est dans la crainte de "décrocher intérieurement". On voudrait éviter que des images surgissent du subconscient auxquelles on ne pourrait faire face (charges karmiques).


La personnalité s'est totalement détournée de son Moi supérieur qui voudrait la guider. C'est pourquoi elle ne peut intégrer les forces importantes qu'elle sent croître en elle. Elle réagit par la peur. Elle essaie désespérément de maintenir les forces sombres en dessous du seuil de conscience. Mais la pression engendre la contre-pression.



Dès que la personnalité se soumet à la conduite par son Moi supérieur, elle se trouvera guidée à travers le chaos et la nuit vers la lumière de sa véritable destinée et vers des connaissances toujours plus grandes. Elle aura accès à des réserves d'énergie surpuissantes qui lui permettront de subir des contraintes extrêmes, tant intérieures qu'extérieures, face auxquelles d'autres personnes seraient brisées.



Selon Sahaja Yoga, Cherry Plum est lié au Swadhistan gauche, au Nabbhi gauche et à l'Agnya chakra. En effet, dans l'état négatif, la personne souffre d'égrégore, flux ininterrompu et chaotique de pensées.





Illustration: La folie du désespoir (dell'arca)

Publié par Fleurs de Bach et Sahaja Yoga

dimanche 7 mars 2010

LA PEUR CHEZ MAUPASSANT

" [...] - Permettez-moi de m'expliquer! La peur (et les hommes les plus hardis peuvent avoir peur), c'est quelque chose d'effroyable, une sensation atroce, comme une décomposition de l'âme, un spasme affreux de la pensée et du coeur, dont le souvenir seul donne des frissons d'angoisse. mais cela n'a lieu, quand on est brave, ni devant une attaque, ni devant la mort inévitable, ni devant toutes les formes connues du péril: cela a lieu dans certaines circonstances anormales, sous certaines influences mystérieuses en face de risques vagues. la vraie peur, c'est quelque chose comme une réminiscence des terreurs fantastiques d'autrefois. un homme qui croit aux revenants, et qui s'imagine apercevoir un spectre dans la nuit, doit éprouver la peur en toute son épouvantable horreur.
Moi, j'ai deviné la peur en plein jour, il y a dix ans environ. Je l'ai ressentie, l'hiver dernier, par une nuit de décembre.
Et, pourtant, j'ai traversé bien des hasards, bien des aventures qui semblaient mortelles. je me suis battu souvent. J'ai été laissé pour mort par des voleurs. J'ai été condamné, comme insurgé, à être pendu, en Amérique, et jeté à la mer du pont d'un bâtiment sur les côtes de Chiner. Chaque fois je me suis cru perdu, j'en ai pris immédiatement mon parti, sans attendrissment et même sans regrets.
Mais la peur, ce n'est pas cela."

La Peur, (extrait) Guy de Maupassant

*


"[...] Maupassant est une des figures les plus troublantes et les plus sympathiques de notre littérature du XIXe siècle.
Maupassant est, en effet, une mine inépuisable où tout le monde trouve à glaner; mais si les critiques et les littérateurs vont de préférence à ces pages d'un réalisme puissant qui, dès les premiers instants, ont assuré le succès et la popularité de notre grand conteur, les médecins et les psychologues, au contraire, fixent plus volontiers leur attention sur un nombre assez imposant de morceaux étranges qui jalonnent son oeuvre et qui sont comme une sorte d'apparition momentanée, sur le champ de la conscience purement littéraire, du fond intime de l'écrivain surgissant au travers des lacunes fugitives du procédé.
[...] Il suffit de parcourir l'oeuvre de Maupassant pour y retrouver, merveilleusement décrites, les diverses modalités de la peur, mais de la peur morbide seule, car, pour Maupassant, la peur physiologique n'existe pas; la peur n'existe, à son sentiment, que dans des circonstances anormales et sous certaines influences mystérieuses; il faut pour qu'elle puisse se développer, un frisson de mystère, une sensation d'épouvante hors nature. Ce n'est pas le surnaturel, c'est l'inexplicable peur de la nuit, du silence, des brusques malheurs. La peur pour Maupassant est donc automatique, instinctive, c'est bien la peur polygonale de Grasset. Cela est si vrai que, si Maupassant a pu trouver les termes propres à donner à ses lecteurs la sensation de la peur, il n'a pu donner aucune explication de son mécanisme, tant il est vrai que les peurs polygonales ne se raisonnent pas."

La peur dans l'oeuvre de Maupassant, Archives d'Anthropologie criminelle, de médecine légale et de psychologie normale et pathologique, t. XXVIII, Dr Lucien Lagriffe

Publié par Sahaja Yoga et Fleurs de Bach

ASPEN




Aspen (peuplier tremble) appartient au groupe des états de peur, qui sont eux liés aux reins dans la médecine chinoise.



Aspen est lié aux états d'âme potentiels de courage, de volonté, de possibilité de surmonter les obstacles et de résurrection.


Dans l'état négatif d'Aspen, la personne est prisonnière de craintes inconscientes. On dit des êtres qui relèvent d'Aspen qu'ils sont nés sans épiderme. Les frontières entre leur sens des réalités physiques et des autres niveaux de conscience - particulièrement le niveau émotionnel ou astral - sont très sensibles. Outre les sentiments personnels, on trouve à ces niveaux l'imaginaire collectif tel que les contes de fées et les symboles, les archétypes, les superstitions, les représentations que nous nous faisons du ciel et de l'enfer et beaucoup d'autres.




Les personnes qui ont besoin d'Aspen sont submergées jour et nuit, bien plus que les autres et sans le savoir, par des pensées et des images qui proviennent du subconscient ou d'un niveau astral parallèle sur le côté gauche. Elles reçoivent des impulsions inconscientes qu'elles ne peuvent intégrer par leur conscience d'éveil, puisque la source de ces impulsions leur est inconnue. Cela engendre la peur: une peur irraisonnée, sans raison apparente, peur d'épouvante qui rampe lentement le long de l'échine dorsale, qui donne la chair de poule et glace le sang. Dans les cas extrêmes, dans la dépression par exemple qui est justement une perte énergétique d'un épiderme protecteur, on subit toutes les peines de l'enfer et le corps entier participe à la souffrance par des tremblements, une transpiration excessive, l'estomac noué, une sensation extrême du vide dans lequel on semble tomber. Mais la peur reste anonyme: on ne peut rien entreprendre pour la combattre. Il en résulte une frustration et l'angoisse augmente encore. On a peur de la peur elle-même.





On peut se représenter les patients d'Aspen bloqués à cet instant à un niveau astral émaillé de peur (à gauche dans le système subtil), sans possibilité de trouver le contact avec leur Moi supérieur qui pourrait leur apporter ses forces de soutien. Ce blocage se manifeste souvent sous forme de somnambulisme ou encore de cauchemar. On se réveille sécoué de panique et on est épouvanté à l'idée de se rendormir. Dans le cas de la dépression le cauchemar se vit éveillé.





Beaucoup de patients d'Aspen ont dans le noir une peur panique qu'ils ne peuvent s'expliquer. Les personnes qui se laissent fasciner craintivement et superstitieusement par des phénomènes occultes ou magiques ont également besoin d'Aspen.





La forme du peuplier tremble est le symbole parfait de l'extrême sensibilité de l'état d'Aspen. Le moindre souffle de vent fait frémir le feuillage tout entier. Un être humain peut "trembler comme une feuille".





Aspen est recommandé tout particulièrement comme thérapie pour les malades alcooliques victimes de psychoses; de même pour les femmes qui ont été violées et pour des enfants maltraités. De tels événements ont pu être attirés du niveau astral par des programmations inconscientes. Des personnes qui ont été très "ouvertes" par des techniques de méditation de groupe ou ont pratiqué des "voyages astraux" ont souvent besoin d'Aspen, de même beaucoup de toxicomanes qui ont vécu des scènes d'horreur sous l'emprise de la drogue.







Celui qui prend aspen se rendra compte que les états d'angoisse diminuent et que la confiance intérieure croît. Il reconnaîtra que derrière le niveau de la peur se trouve quelque chose de plus grand, de plus significatif, dans lequel on est finalement enlacé et en sécurité. il s'apercevra que la grande loi divine, la force divine de l'amour, se trouve derrière et au-dessus de tout et qu'elle rend superflue toute peur. Cette confiance lui permettra d'utiliser à bon escient le côté positif de l'énergie d'Aspen. Il aura la possibilité de se mettre à l'unisson des niveaux de conscience plus affinés, immatériels, il découvrira ces niveaux sans craintes.






Illustration: Gustave Courbet, La peur panique.
Selon Sahaja Yoga, Aspen est lié à un problème sur tout le côté gauche, depuis sans doute le premier chakra (Mooladhara) qui ne fait plus office de protection du deuxième chakra (Swadhistan) qui reste "ouvert" à toutes les manifestations du subconscient collectif. Il s'en suit une "perméabilité" de tout le côté gauche qui affecte le coeur (Anahata), non plus en périphérie gauche, mais directement au centre du système, au niveau du coeur, où se localise le sens de la sécurité. Les reins sont régis par le deuxième chakra du Swadhistana.






Illustration: Gustave Courbet, Fou de peur






Publié par Sahaja Yoga et Fleurs de Bach

mardi 23 février 2010

HAÏKU

L'authenticité et la finesse de la perception des haïkus, ces poèmes extrêmement concis de dix sept syllabes, réparties en trois vers (cinq syllabes, puis sept, puis cinq) qui rendent compte des événements les plus anodins du quotidien, servent aussi à célébrer les joies les plus simples de l'existence, à sémerveiller du mariage de l'éternel et de l'éphémère.





Ryokan

Le voleur

M'a tout emporté, sauf

La lune à ma fenêtre


*


Demain?

Le jour suivant? Qui sait?

Nous sommes ivres de ce jour même!


*




Seiho Awano

Un corbeau

Dans la bise m'a raconté

Des balivernes


*




Shoshi Mizuhara

Ma vie

Devant ce chrysanthème

Se tait soudain


*



Hubert

A l'aube

J'arrange ma prière

Ikebana de mots


*

Deux oreilles

Une bouche. On devrait écouter

Deux fois plus qu'on ne parle





Publié par Fleurs de Bach et Sahaja Yoga



dimanche 21 février 2010

TOUTES LES BABEL DU MONDE

"Tout le monde se servait d'une langue et des mêmes mots. Comme les hommes se déplaçaient à l'Orient, ils trouvèrent une vallée au pays de Shinéar et ils s'y établirent. Ils se dirent l'un à l'autre: "Allons! Faisons des briques et cuisons-les au feu!"


La brique leur servit de pierre et le bitume de mortier. Ils dirent: "Allons! Bâtissons-nous une ville et une tour dont le sommet pénètre les cieux! Faisons un nom et ne soyons pas dispersés sur toute la Terre!"


Or, Yahvé descendit pour voir la ville et la tour que les hommes avaient bâties. Et Yahvé dit: "Voici que tous font un seul peuple et parlent une seule langue, et tel est le début de leur entreprise! Maintenant aucun dessein n'est irréalisable pour eux. Allons! Descendons! et, là, confondons leur langage pour q'ils ne s'entendent plus les uns les autres."


Yahvé les dispersa de là sur toute la Terre et ils cessèrent de bâtir la ville. Aussi la nomma-t-on Babel car c'est là que Yahvé confondit le langage de tous les habitants de la Terre et c'est là qu'Il les dispersa sur toute la face de la Terre."


Genèse, XI, 1-9




*


Lorsque je regarde ce mythe en tant que thérapeute de Fleurs de Bach, je songe à toutes les disharmonies que nous amassons en autant de briques mal agencées. N'étant pas conscient que nous sommes l'architecte de notre destinée interne et externe, nous nous construisons en accumulation d'expériences et d'événements dont nous ne comprenons souvent pas le sens et dont nous ne savons pas toujours nous servir. Quelle est notre pierre angulaire? Que signifie toutes ces briques que nous traînons comme des poids lourds?


Lorsque je lis ce mythe en tant que yogi, j'y vois la perversion par le mental du processus de Réalisation. Notre colonne vertébrale est Arbre de Vie, vivant et non minéralisé comme dans le mythe orphique*. La tour de Babel est colonne de briques, rigidifiée par l'artifice de l'homme. Les briques formées des mains de l'homme (concepts produits par son cerveau) sont "minéral mort" au lieu d'être Chemin de Vie. Elles sont cuites par un autre Feu que celui de l'Esprit. Le mortier utilisé n'est que bitume, fruit de la décomposition des éléments et non de la vraie Connaissance. Les langues que nous ne comprenons plus sont nos divisions psychiques, nos disharmonies qui nous éloignent de notre centre, et toutes nos "religions" conceptuelles qui nous "délient", nous éloignent les uns des autres. Ce qui était vivant est Lettre morte, langage incompréhensible tant pour nous-mêmes que pour le Divin. Nous ne regardons plus Dieu, avec notre Oeil Intérieur, notre dimension divine, mais nous regardons notre humanité de chair avec des yeux humains. Notre Entreprise n'est plus de construire et de gravir cette Colonne de Vie, en nous, mais de nous "hisser", par nos propres moyens, sur une tour dont nous n'atteindrons jamais le sommet puisqu'elle n'en a pas, celle de notre ego. Notre langue est de chair et non de Feu. Nous parlons de Dieu, nous le conceptualisons. Et nous nous condamnons à une dispersion de nos énergies.



* voir l'article Orphée et Eurydice (libllés: kundalini, mythe ou spiritualité)



Publié par Fleurs de Bach et Sahaja Yoga

QUELLE LANGUE PARLONS-NOUS?


La langue, image de l'Epée*, symbolise l'Oeuvre au Rouge. Dans la tradition chrétienne, ce sont des langues de feu descendant du Ciel le jour de la Pentecôte, qui embrasent les apôtres et les amène à cette expérience.

Qu'il s'agisse de langues de feu, ou du char de feu qui va arracher Elie de terre, ou de l'ivresse spirituelle de Noé, nous avons dans toutes ces images une représentation de l'éveil de la Kundalini et de l'expérience de la Réalisation.

La Pentecôte chrétienne (50 jours) ou "Pâques rouge" se greffe sur la fête juïve de Shavouoth (40 jours) ou "Fête des Moissons". Les blés et les orges ont alors mûri et donnent leurs fruits. Ils sont symboles du fruit de l'Homme, le Verbe.

Les apôtres réunis à Jérusalem avec toutes les nations qui y montaient ce jour-là pour la fête, après avoir reçu les langues de feu sont ivres de l'Esprit Saint. Il parlent alors une langue entendue de tous, une langue qui recouvrait toutes les langues, la "langue une" qui précédait Babel.

Tapissée de rouge, la bouche s'ouvrant sur le palais, tient son nom du buca latin, dont l'étymologie est la même que les mots "boucles" et "bouclier". Elle protège la langue.

Le bouclier protège l'épée Yod Hé Vav Hé *. Il était originellement représenté par le cercle que forme un serpent se mordant la queue. Ce cercle symbolise une totalité accomplie, un cycle "bouclé". La "boucle" étant constituée, l'Homme dont les pieds ont rejoint la tête, va se présenter devant l'Epée: sa Kundalini qui s'éveille depuis la base de sa colonne et jaillit sous la forme d'une langue de feu, au-delà du septième chakra, au niveau de la fontanelle.
Dans le panthéon indien, c'est Shri Ganesh, le dieu à tête d'éléphant qui protège la kundalini et en garde la Porte. Sa couleur est le rouge.
Le Serpent, que ce soit celui du bouclier ou celui de la Genèse, est la Kundalini.

La Pentecôte est donc l'expérience de cet l'éveil de la Kundalini. Cette expérience n'est pas reçue de l'extérieur par les apôtres, d'un Esprit Saint qui s'abattrait sur eux, mais tout au contraire est une montée du Verbe, de la Kundalini qui est cet Esprit Saint, ce Vent qui souffle où il veut.
Cela se manifeste, chez l'individu, par un vent de vibrations (fraîches) au sommet du crâne, sur les mains, ou directement au niveau des chakras. Le Vent de l'Esprit est Feu en tant qu'il est purificateur et non destructeur.

* voir l'article Le Tétragramme divin (libellés: kundalini, spiritualité)


Publié par Fleurs de Bach et Sahaja Yoga

samedi 20 février 2010

LE YOGA

Si l'on veut atteindre un réel état de méditation, il faut éveiller l'énergie appelée Kundalini à l'intérieur de soi. Ce n'est pas une question de religion ou de croyances, c'est juste que le système humain est ainsi fait. Avec le support de la Kundalini, on est facilement en méditation sans avoir besoin de produire un effort quelconque.

La Kundalini est l' Energie Mère qui réside à l'état "dormant" (non éveillé) à la base de notre colonne vertébrale, dans le sacrum. Cette énergie est éveillée par un processus appelé Illumination (Réalisation du Soi) qui nous connecte avec le Divin et qui commence le travail de guérison et d'équilibrage de nos chakras.

La Kundalini peut, quand les conditions sont réunies, s'éveiller et germer, et passer de l'état d'une graine minuscule à celui d'un arbre puissant. De la même manière qu'un cable électrique connecte l'ordinateur au réseau, l'éveil de la Kundalini connecte la conscience humaine au Pouvoir Tout-Puissant de l'Amour divin. On peut comparer la Kundalini à une corde avec des milliers de fibres. Quand nous recevons notre Illumination (Réalisation du Soi) seulement une ou deux fibres trouvent leur chemin à travers les chakras et atteignent le septième, le Sahasrara. Toutefois, en méditant deux fois par jour, davantage de fibres nous connectent graduellement au Pouvoir divin et l'expérience de la méditation devient profonde et porteuse de bénédictions. La Kundalini a été décrite par des Saints de l'Inde tels que, entre autres, Kabir (-1500 av. J.C.), Adi Shankaracharya ( -600 av. J.C.), Jnanadeva ( -1200 av. J.C.).


Il y a de nombreuses formes de yoga dans le monde aujourd'hui. Des yoga qui proposent du stretching, des exercices physiques, le yoga prénatal et même le yoga du rire. Il semble qu'il y ait un yoga pour chaque facette de la vie. La plupart des gens pense au yoga comme un ensemble d'exercices de stretching ou de gymnastique. "Yoga" est en fait un très ancien terme sanskrit signifiant unir ou Union.
Dans le passé, les anciens maîtres enseignaient à leurs disciples la pratique du yoga en utilisant différentes méthodes pour éloigner le disciple du monde matériel. On pouvait lui demander de jeûner ou de se tenir debout au même endroit des jours entiers afin de briser ses liens mentaux et physiques. Ce genre d'ascèse pouvait durer des années jusqu'à ce que ses attachements soient brisés. Le disciple devait préparer son corps afin d'endurer ces pénitences. Il le faisait par ces exercices de stretching que le maître ou le gourou pouvait prescrire. Dans les temps modernes de nombreux adeptes du yoga croient que c'est cela le yoga, qu'il se résume à ces exercices alors que ce n'en est qu'un aspect infime, le plus grossier.

Pourquoi certains auraient-ils voulu s'astreindre à ce genre de pénitences durant de si longues périodes? La raison en était d'éveiller l'énergie primordiale de la Kundalini. C'est une énergie Mère qui unit les disciples au Pouvoir Tout-Puissant du divin, en d'autres termes, leur donne leur yoga. Autrefois, en Inde, Patanjali qui était un grand maître de yoga enseignait à ses disciples la connaissance cachée de la Kundalini. C'est un savoir sacré qui s'est transmis individuellement de maître à disciples durant des millénaires.


De nos jours, ce savoir a été rendu public à travers un nombre infini d'ouvrages et de formes différentes de yoga. Le problème est de savoir lequel peut offrir l'expérience de l'éveil de la Kundalini, lequel est le vrai Yoga, c'est-à-dire l'Union, que l'on cherche véritablement. Il paraîtra évident à la plupart des chercheurs du divin que ce ne sont pas des exercices corporels qui les rapprocheront de Dieu. Sinon, tous les athlètes du monde seraient les plus spirituels des êtres humains. Donc, le yoga n'a rien à voir avec du stretching ou une gymnastique quelconque, pas plus qu'avec le rire, même si celui-ci nous fait nous sentir bien.


On a souvent affirmé que l'éveil de la Kundalini est dangereux, parce qu'il s'accompagne de brûlures et de douleurs insupportables. C'est ce qu'ont découvert ceux qui ont fait des expériences naîvement insouciantes et non-autorisées, particulièrement lorsqu'ils ont associé cet éveil à la sexualité. Dans ces cas, le chakra qui préserve l'innocence de la Kundalini, le Mooladhara, agit contre cette violation en générant des vagues de brûlures. L'aventurier, en pleine confusion, peut souffrir d'accès de folie ou d'attaques d'apoplexie et perdre le contrôle de sa tête et de son corps. Il peut bondir et pousser des hurlements sans raison apparente. Il peut avoir des hallucinations. Dans la "béatitude" de son ignorance, il associe ces signaux d'alarmes avec l'éveil-même de la Kundalini et pense être passé par une expérience profonde d'illumination. Il n'en est rien. On peut voir sur le visage d'une telle personne l'angoisse qu'elle a dû traverser.


A l'inverse, après l'expérience innocente de l'Illumination (Réalisation du Soi) votre visage irradie. Vous paraissez bien plus jeune, votre corps devient plus tonique. Toute votre personnalité devient belle et magnétique. Puisque les priorités changent, vous adoptez une attitude de vie digne et glorieuse. Il faut en faire l'expérience.


Aucune croyance n'est requise. Au contraire, puisqu'il s'agit d'un processus d'éveil de la conscience au-delà du mental, celui-ci est prié de se tenir tranquille, non pas à l'écart, mais comme simple observateur de l'expérience. Il ne doit prendre aucune part à celle-ci, ce qui est une garantie qu'il n'y a aucune suggestion extérieure ou interne.


On ne "croit" pas que d'enfant on est devenu adulte, on constate simplement qu'on l'est devenu. Il s'agit de faire le même constat sur un plan spirituel. De la même manière que l'on ne peut ordonner au corps de grandir - cela se fait spontanément -, on ne peut forcer l'évolution spirituelle. Il s'agit donc seulement de "nourrir" cet Eveil par la méditation. On ne "fait" pas de la méditation, on est en état de méditation. C'est la Kundalini qui, perçant le septième chakra, nous introduit à ce nouveau champ de conscience, en lien avec le divin. C'est un processus naturel, spontané, qui ne requiert aucun effort: c'est le sens du mot SAHAJ.


Publié par Fleurs de Bach et Sahaja Yoga

jeudi 18 février 2010

ORPHEE ET EURYDICE

La légende d'Orphée, une des plus énigmatique de la mythologie grecque est liée à la religion des Mystères ainsi qu'à une littérature sacrée. Aède mythique, c'est-à-dire poète et musicien, fils du roi OEagre et de la muse Calliope, Orphée savait, par les accents de sa lyre à sept cordes, charmer les animaux sauvages et parvenait à émouvoir les êtres inanimés. Il fut comblé de dons multiples par Apollon. Héros voyageur, il participa à l'expédition des Argonautes au cours de laquelle il triompha des sirènes et se rendit en Egypte, puis revint en Grèce. A la fin de son périple, il rentra en Thrace, dans le royaume de son père.


Sa femme, Eurydice, une driade, fut mordue au mollet par un serpent le jour de son mariage. Elle mourut et descendit au royaume des Enfers. Orphée put, après avoir endormi de sa musique enchanteresse Cerbère le monstrueux chien à trois têtes qui en gardait l'entrée, et les terribles Euménides, approcher le dieu Hadès. Il parvint, grâce à sa musique, à le faire fléchir, et celui-ci le laissa repartir avec sa bien-aimée à la condition qu'elle le suivrait et qu'il ne se retournerait ni ne lui parlerait tant qu'ils ne seraient pas revenus tous deux dans le monde des vivants. Mais au moment de sortir des Enfers, Orphée, inquiet de son silence, ne put s'empêcher de se retourner vers Euridice et celle-ci lui fut retirée définitivement en se métamorphosant en statue de sel.


Orphée se montra par la suite inconsolable. Les Bacchantes ou Ménades en éprouvèrent un vif dépit et le déchiquetèrent.




*



Il serait trop long d'expliquer chaque détail de ce mythe. Mais certains peuvent être lus à la lumière de la connaissance que nous avons à travers Sahaja Yoga et du système subtil de l'être humain.


Les Enfers, dans ce mythe ne correspondent pas au aux ténèbres de l'ignorance, mais bien davantage aux profondeurs de la Matière qui doivent être travaillée dans le Grand Oeuvre, lors des épousailles avec la terre intérieure ou "Oeuvre au Noir".



Orphée est un Aède, un trouvère, c'est-à-dire celui qui a Trouvé le Chemin. Il est héroïque dans la mesure où il voyage en son propre sein. Les animaux sauvages qu'il charme de sa lyre sont ses démons intérieurs. Les êtres inanimés sont ses potentialités qu'il rend actives.



Il n'est pas surprenant qu'Eurydice soit une dryade, c'est-à-dire une nymphe des arbres. De l'Arbre de Vie. Elle est mordue au pied, par un serpent, le jour de ses noces. Elle est donc étroitement liée à la Kundalini qui s'éveille depuis sa racine.



Nul ne peut remonter des Enfers s'il n'a capté auparavant la Lumière essentielle de son être, cette même Kundalini, après avoir "séparé le subtil de l'épais". Personne ne peut assumer cette nouvelle déambulation labyrinthique, ni en trouver l'issue, s'il n'est accompagné d'un guide. La lyre aux sept cordes, donnée par Apollon à Orphée, est la voix (voie) même du dieu qui guidera "l'orphelin". Prémices de sa Réalisation, chant du dieu qu'il est en puissance, la lyre du héros émerveille les profondeurs enfériques et libère Eurydice, son être divin, cueilli dans les profondeurs du corps subtil, c'est-à-dire sa Kundalini. Orphée se mesure à sa propre Réalisation. Passera-t-il la Porte des Dieux, le septième chakra? Devant elle, il s'arrête, se retourne. Il veut voir Eurydice, la saisir de ses yeux, la posséder.



Mais "se retourner en arrière", c'est retrouver une conscience ordinaire, recouvrer des yeux de chair, arrêter le processus de Vie. La Vision s'évanouit. Elle n'est plus que statue de sel, vague icône statufiée, rigidifiée. Elle n'est plus que Lettre morte.



Au moment où l'Homme, saisi de l'Amour divin, est pris dans l'expérience de la Réalisation du Soi, s'il veut la conceptualiser, l'enfermer dans la vision dont il n'est pas encore libérée, il la brise. Orphée périra de douleur. Combien il est dangereux, au sein de cette expérience, de vouloir ramener au niveau des catégories mentales d'une conscience ordinaire, enfermer dans nos cadres conceptuels, ce qui ressortit à une Transcendance!



Publié par Fleurs de Bach et Sahaja Yoga